Du 17 au 21 septembre, Londres a rappelé les grandes maisons britanniques à son calendrier et, dans le même mouvement, y a fait entrer le retail, la seconde main et le grand public. Ce que la saison londonienne teste cette année en dit long sur les formats que les marques voudront reproduire à Paris.
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Le retour des maisons britanniques
C’était l’enjeu de la saison, et il est tenu. Alexander McQueen est revenu au calendrier londonien, avec les premiers pas de Seán McGirr devant le public de la ville. Mulberry a fait son retour avec la première collection de Christopher Kane, arrivé à la direction artistique de la maison. Autour d’eux, Burberry, Erdem, Simone Rocha, Roksanda, Richard Quinn, Barbour, Emilia Wickstead et Harris Reed ont composé un calendrier dense, que le British Fashion Council résume par la formule de sa directrice générale Laura Weir : le retour des grandes marques britanniques aux côtés d’une nouvelle génération de créateurs.
Ce retour n’est pas qu’une question de prestige. Un calendrier qui retient ses maisons retient aussi les acheteurs et la presse internationale, et c’est tout l’écosystème qui suit : showrooms, rendez-vous commerciaux, présentations parallèles.


Des débuts qui racontent l’époque
La vraie nouveauté est venue d’ailleurs. Marks & Spencer a présenté son premier défilé, en see now buy now, pour son centenaire : une enseigne de grande distribution qui entre par la grande porte d’un calendrier de mode. H&M a confié son format à Nick Knight et SHOWstudio, soit un défilé repensé comme un objet d’image plutôt que comme une succession de passages. eBay est revenu avec son Endless Runway consacré au vêtement de seconde main, diffusé en direct sur sa plateforme. Selfridges, enfin, a relayé la saison en boutique en mettant en avant les marques du calendrier.

Mis bout à bout, ces quatre partis pris disent la même chose : le défilé n’est plus le seul format légitime, et le lieu compte autant que la collection. On ne construit pas une captation signée Nick Knight, une vente en direct et un parcours en boutique dans le même décor qu’un podium classique.
Quand le lieu devient le sujet
Le British Fashion Council a assumé la bascule : cette édition a mis en avant des expériences physiques marquantes et une narration qui déborde le vêtement, avec installations, expositions et rendez-vous culturels greffés au calendrier. Ce que la presse et les acheteurs retiennent d’une saison ne tient donc plus seulement à ce qui défile, mais à l’endroit où ça se passe et à la façon dont on y circule.
C’est une bonne nouvelle pour les marques sans budget de défilé : un lieu bien choisi, ouvert trois jours, où l’on reçoit presse et acheteurs dans de bonnes conditions, produit aujourd’hui plus d’effet qu’un passage de douze minutes sur un podium loué à prix d’or.


La relève, toujours le moteur
Londres reste la ville où l’on vient voir ce qui n’existe pas encore ailleurs. Le programme NEWGEN du British Fashion Council a porté cette saison les débuts de Francesca Lake, Gui Rosa et Petra Fagerström, tandis que Fashion East revenait avec un soutien renforcé. Pour ces jeunes marques, la question du lieu est encore plus décisive : sans budget de défilé, tout se joue sur une présentation courte, un showroom bien situé, un espace que l’on transforme le temps d’une journée.
Après Londres, la saison parisienne
Le calendrier ne laisse pas respirer : Londres referme à peine que Milan enchaîne, puis Paris. Et c’est à Paris que se joue, pour beaucoup de marques, la partie commerciale de la saison, avec son cortège de showrooms, de press days et de présentations en marge des défilés.


Dans le Marais, Galerie Joseph accompagne ce rendez-vous depuis plusieurs années. Avec plus de trente espaces répartis dans le quartier, de la vitrine intimiste à la halle de plus de mille mètres carrés, la maison reçoit chaque saison les marques françaises et étrangères qui viennent y installer showroom, press day ou présentation — y compris les formats hybrides que Londres vient de tester.
Pour préparer la saison parisienne, notre guide Fashion Week Paris septembre-octobre 2026 détaille le rétroplanning, les délais de réservation et les formats à privilégier.
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Et pour choisir l’emplacement plutôt que le format, l’article Pop-up store Marais : choisir sa rue détaille le quartier rue par rue.
Questions fréquentes
Quand a eu lieu la London Fashion Week en 2026 ? Du jeudi 17 au lundi 21 septembre 2026, avant Milan puis Paris.
Quelles maisons sont revenues au calendrier londonien ? Alexander McQueen et Mulberry ont marqué la saison, aux côtés de Burberry, Erdem, Simone Rocha, Roksanda, Richard Quinn, Barbour, Emilia Wickstead et Harris Reed.
Qu’est-ce qui distingue le format londonien cette saison ? L’entrée du retail et de la seconde main dans le calendrier officiel, avec le premier défilé de Marks & Spencer, le format d’image confié à Nick Knight par H&M et la vente en direct d’eBay.
Combien de temps à l’avance faut-il réserver un espace à Paris pour la même période ? Trois à six mois sont recommandés pour les semaines de mode, les meilleurs formats partant en premier




