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Madame Rêve, le cachet de La Poste

Autrefois, les Parisiens s’y pressaient pour envoyer in extremis le règlement de leurs factures, tard le soir… le cachet de la poste faisant foi. Aujourd’hui, le couperet ne tombe plus à minuit et d’ailleurs, à Madame Rêve, on perd un peu la notion du temps. On entre en catimini par un mini-lobby, vitrine du luxe du XIXe siècle, dans ce tout nouveau cinq étoiles qui occupe le rez-de-chaussée du bâtiment de La Poste du Louvre, rénové par l’architecte Dominique Perrault, ainsi que deux étages créés autour d’un insoupçonnable jardin intérieur suspendu, à ciel ouvert, pour lequel 100 arbres ont été plantés. Certaines des 82 chambres et suites, dont plus de la moitié avec balcon ou loggia, toutes sur un même niveau, donnent sur ce poumon vert au cœur de Paris, les autres sur les toits et monuments de la capitale. Le mariage du bois massif et de l’acier noir domine dans ces espaces mordorés, baignés de lumière naturelle. Les mosaïques Bisazza font briller les salles de bains. Directeur artistique de cet écrin ultra-contemporain, Laurent Taïeb a vu les choses en grand avec notamment 800 pièces de mail art (des illustrations sur des enveloppes timbrées) et des fresques murales signées Olivier Masmonteil (dans le sublime et vertigineux Madame Rêve Café) ou Maria José Benvenuto (au restaurant-terrasse La Plume face à l’église Saint-Eustache). Très attendu, le spectaculaire rooftop panoramique de l’hôtel accueillera ses premiers clients au printemps prochain.

www.madamereve.com

Par Céline Baussay

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