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LE GUATEMALA, UN JOYAU PRÉSERVÉ

Des hauts plateaux accueillant le lac Atitlán à la jungle protégeant les vestiges de Tikal, cette terre maya offre ses trésors aux amoureux de nature, d’archéologie et de traditions. Découvrez le Guatemala :

Son nom aux origines náhuatl se perd dans la nuit des temps. Il évoque le « lieu boisé » ou la « terre des aigles » pour certains, la « montagne d’eau vomissante » pour d’autres, en référence aux éruptions volcaniques qui ont créé ses hauts plateaux, cœur battant de l’identité maya. Les caprices de la terre ont donné naissance à 37 dômes, dont certains encore très actifs. Celui du Fuego est le plus facile à admirer, au terme d’une ascension offrant le spectacle de ses incandescences perçant la noirceur de la nuit, à quelques kilomètres seulement d’Antigua. Il fait bon vivre dans l’ancienne capitale du pays, perle coloniale classée à l’Unesco. Se fondre dans l’ambiance de ses ruelles colorées pendant quelques jours permettra également de goûter au café à la source, dans les fincas environnantes profitant de la richesse des sols fertilisés par les volcans. Des plantations se visitent également non loin du lac Atitlán, lové entre trois volcans aux cônes parfaits, dans une profonde caldeira creusée par une explosion il y a 84 000 ans. 

Une invite à prendre le bateau pour changer de rive et découvrir les villages préservés, où vous croiserez des femmes portant des huipiles d’un rouge intense et où vous aurez peut-être la chance de participer à la cérémonie du cacao. Le Guatemala est en effet le pays d’Amérique latine qui a conservé le plus de traditions préhispaniques, grâce aux Amérindiens qui représentent près de la moitié de sa population. La découverte se poursuivra avec le plus grand marché indien du pays, à Chichicastenango, et les plus aventureux s’enfonceront dans les superbes montagnes reculées du triangle Ixil. D’autres reliefs resteront dans les mémoires, ceux de Semuc Champey, dévalés par des cascades turquoise dans un écrin tropical, ou encore ceux des grottes de Candelaria, parcourues par une rivière souterraine. Ces cavités étaient sacrées pour les Mayas, dont Tikal est l’un des plus fabuleux centres cérémoniels, abandonné à la fin du IXe siècle. Dans ce « lieu des échos », se lever à l’aube pour assister au réveil de la jungle devient une expérience mystique.

Sophie Reyssat