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GEORGIA O’KEEFFE

L’INSTINCT DE LA MODERNITÉ

Des fleurs, qu’elle a peintes comme des monuments, elle a fait flamboyer les sucs. Des os de bovins, elle a fait desantres cosmiques. Cadrages en gros plan ou en contre plongée, formes très découpées, couleurs synthétiques…Ni tout à fait naturaliste, ni tout à fait irréel, le monde, sans ombres, de Georgia O’Keeffe (1887-1986) est à nul autre pareil. De fait, c’est ce que recherchait cette figure du modernisme américain : se distinguer.

 

Comprenant que si elle peignait des fleurs à la manière de Fantin-Latour, nul de la remarquerait, elle entreprit d’en faire des motifs monumentaux – des totems érotiques, diront nombre de ses contemporains sous influence freudienne… À la croisée du précisionnisme (courant cubo-réaliste américain auquel elle fut affiliée à ses débuts), de l’abstraction et du surréalisme, elle inventera un monde transcendentaliste, un univers biomorphique semblant fusionner la forme et l’esprit, faire affleurer l’âme des choses et des éléments, révéler la genèse et les métamorphoses du vivant en une troublante cosmogonie.

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