L’ADRESSE DU MOIS : LE CONCEPT-STORE RUPTURE

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C’est après plusieurs mois de travaux que Rupture, le prestigieux disquaire indépendant, fait peau neuve dans le Haut-Marais et ouvre son tout nouvel espace. Un lieu à l’atmosphère authentique, en adéquation avec l’esprit d’un quartier qui reflète l’art de vivre à la française et abrite la nouvelle scène créative parisienne et internationale. 

L'intérieur du concept-store © Rupture

Avec son parquet rose et son plafond en verre noir, à l’initiative du talentueux designer Pierre Gonalons, Rupture offre une parenthèse teintée de magie qui permet d’échapper à l’agitation du quotidien. Son fondateur, Alexandre Sap, également cofondateur de la Maison Dentsu, l’a d’ailleurs voulu comme une « invitation à flâner ». Grâce à ses 2 500 références et ses vinyles ayant pour certains jusqu’à soixante ans d’ancienneté, le concept-store s’impose comme un lieu incontournable pour les fans de musique. On peut y découvrir de jeunes artistes émergents et prometteurs, comme se replonger dans les grands classiques, disponibles dans des éditions rares. On peut y dénicher des originaux venus tout droit des États-Unis et d’Angleterre ou l’intégralité de la sélection Disquaire Day 2020. S’arrêter chez Rupture, c’est aussi avoir l’opportunité de découvrir les dernières nouveautés de la maison, qui est un des labels musicaux indépendants les plus en vogue. Parmi les artistes de l’écurie maison, James The Prophet, dont l’album a été donné en exclusivité aux disquaires indépendants.

Pour que l’expérience soit totale, Rupture dispose aussi d’un espace café proposant une carte healthy et pointue. Servant des gâteaux sans gluten et des jus pressés à froid, le bar côtoie des rangées de vinyles, disponibles à l’écoute. Tout ici ne peut qu’inciter les personnes qui poussent la porte à rester des heures dans cet endroit unique où le temps n’a plus cours.

Nous avons rencontré Alexandre Sap pour en savoir davantage sur le fondateur de Rupture. Quoi de mieux qu’une plongée dans la vie et la personnalité de cet entrepreneur passionné pour mieux comprendre ce lieu si unique ?

 

Alexandre Sap et Youri Dolmen, label manager © Rupture

 

Magazine Acumen : Quel est le tout premier vinyle que vous avez écouté ?

Alexandre Sap : Kind of Blue de Miles Davis. J’avais 7 ans. C’était un choc : j’ai harcelé mes parents pour qu’ils m’achètent une trompette !

 

MA : Qui était votre idole quand vous étiez plus jeune ? Et maintenant ?

Alexandre Sap : Jeune, j’admirais Miles Davis, Quincy Jones et Michael Jackson.

Aujourd’hui, c’est Jay-Z, Al Jarreau, J. Cole… et mes talents signés chez Rupture que j’aime plus que tout au monde ! James The Prophet, Pab The Kid, Le Sept, Human, le projet solo du chanteur de Grand National, et Hawksley Workman que j’ai signé il y a vingt ans et qui sort aujourd’hui son vingtième album.

La sélection variée de vinyles à retrouver chez Rupture !

 

MA : Quel est le meilleur conseil qu’on vous ait donné dans votre vie et qui vous sert encore aujourd’hui ?

Alexandre Sap : « N’abandonne jamais. Dépasse tes limites et vis ton rêve. » C’était Patrice Cramer, mon mentor. J’étais ingénieur du son avec lui sur Taratata.

 

MA : Votre lieu emblématique dans le Marais en journée, à part Rupture ? Et la nuit ?

Alexandre Sap : Chez l’ami Louis le soir, et la librairie galerie Ofr.

 

MA : Comment voyez-vous la nuit en mode post-Covid ?

Alexandre Sap : Je vois la nuit libérée, mais j’imagine aussi des retrouvailles douces, paisibles et aimantes autour de longs dîners, souvent donnés à la maison.

 

Alexandre Sap © Rupture

 

MA : Vous êtes plutôt santiags ou Veja ?

Alexandre Sap : J’ai une préférence pour les Stan Smith recyclées !

 

MA : Vous êtes plutôt pizzas/burgers ou healthy food ?

Alexandre Sap : Je suis un grand fan du burger de l’hôtel de Crillon, mais j’aime aussi la cuisine de Jean Imbert chez Mamie.

 

MA : La ville la plus créative au niveau de la scène musicale ? Berlin, Ibiza, Los Angeles, Paris ou autre ?

Alexandre Sap : Musicalement, c’est Los Angeles, et de loin. Toute l’industrie de la musique a migré là-bas. Berlin perd son âme, Ibiza est trop commerciale, Paris résiste… Il faut aussi regarder du côté d’Athènes qui pourrait bien devenir le nouveau Berlin.

 

Rupture

11, rue Vertbois, Paris 3e

Fermé le lundi et le dimanche

Du mardi au jeudi : 14 h – 19 h

Vendredi : 14 h – 20 h

Samedi : 12 h – 20 h