Chafik Gasmi, Designer entre industrie et poésie

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Son fauteuil « Ying », qu’il a dessiné pour le créateur de mobilier contemporain Hugues Chevalier, est installé dans les salons de réception du Premier ministre à Matignon et a contribué à sa renommée en France et à l’étranger. Architecte et designer industriel aux multiples talents, Chafik Gasmi exerce sa créativité dans de nombreux domaines : du design de mobilier au retail design, de l’architecture d’intérieur à la scénographie, il conçoit avec son studio pluridisciplinaire de véritables concepts à 360° pour ses clients, principalement dans le luxe et l’hôtellerie. Il a ainsi participé au développement de Sephora, en élaborant la vision et la démarche artistique de l’entreprise, ainsi qu’à celui d’enseignes comme Lancôme, Baccarat, ou encore Le Royal Monceau.

Pour la Design Week Factory, le designer de réputation internationale investira la Galerie Joseph rue Saint-Merri à deux pas du centre Pompidou. Voulant valoriser la verticalité de l’espace de ce lieu baigné de lumière, Chafik Gasmi conçoit une installation en tulle qui est pensée comme une expérience unique et poétique dans ce nouvel espace de Galerie Joseph. Rencontre avec ce designer talentueux, tout vêtu de blanc, qui définit la création comme l’art d’appréhender le contexte et les problématiques, et de les transformer en poésie.  

l’installation de Chafik Gasmi à Saint Merri (3D)

Bonjour, Chafik, peux-tu nous parler de tes sources d’inspiration ?

Alger.Je suis né là-bas. Cela fait rire tout le monde, mais je commence toujours mon histoire par mon lieu de naissance.

D’abord, c’est une ville qui est blanche, et mon rapport au blanc est évident. Ensuite, la ville est orientée d’ouest en est, elle prend la lumière sur tous les angles. J’aime également cette confrontation entre ce que l’homme amène et ce que la nature a à offrir, et l’architecture est ce qui me permet de trouver un certain équilibre. Si je dois résumer, Alger, ses gens, sa culture, la nature, finalement c’est la vie. 

Quels projets et quelles personnes constituent des références pour toi ?

Je crois que j’ai fait ce métier parce que j’ai baigné dans l’architecture et la beauté de la cité très tôt. Les architectes qui m’ont fasciné sont ceux de la renaissance parce qu’ils avaient une véritable vision du monde. Il n’est pas seulement question de l’acte de bâtir au sens strict, mais d’agir d’abord au sens politique, économique, social et culturel.

Ton mode d’expression fétiche ?

L’espace !  Je pense que l’espace inclut tout : il a une dimension musicale, sculpturale et chorégraphique. C’est une enveloppe qui est faite de pleins et de vides, de matières et de lumière.

Quel est ton processus créatif ?

Les rencontres ! Quand j’appréhende un projet, je n’ai pas réellement d’idées.
Les idées sont comme la lumière, il suffit d’observer : lorsqu’elle va toucher un endroit, il se passe quelque chose.

Quel a été le plus grand challenge auquel tu as fait face ?

Ce qu’on est en train de faire aujourd’hui à la Galerie Joseph rue Saint-Merri. Mais on a réalisé des projets incroyables, comme celui d’une façade entièrement faite d’eau dans le désert !

Quel est ton objet fétiche ?

Le crayon! Je ne supporte pas de dessiner avec autre chose que cela.

Ta dernière grande émotion artistique ?

J’en ai beaucoup, mais celle qui a été la plus marquante, c’est ma visite de Lecce dans les Pouilles. C’est une région sublime, on dirait qu’elle a été taillée et sculptée avec la même pierre.

Et s’agissant d’une émotion touchant une installation propre faite par un artiste, c’était Monumenta d’Anish Kapoor, un incroyable moment où j’étais complètement transporté.

Ton adresse favorite à Paris ?

La Seine ! J’en suis fan. Chaque fois que je passe le long de la Seine ou que je la traverse, je suis émerveillé.

https://chafik.com

L’oeuvre de Chafik Gasmi vue de la verrière de l’espace Saint Merri – Galerie Joseph

Bonjour, Chafik, peux-tu nous parler de tes sources d’inspiration ?

Alger.Je suis né là-bas. Cela fait rire tout le monde, mais je commence toujours mon histoire par mon lieu de naissance.

D’abord, c’est une ville qui est blanche, et mon rapport au blanc est évident. Ensuite, la ville est orientée d’ouest en est, elle prend la lumière sur tous les angles. J’aime également cette confrontation entre ce que l’homme amène et ce que la nature a à offrir, et l’architecture est ce qui me permet de trouver un certain équilibre. Si je dois résumer, Alger, ses gens, sa culture, la nature, finalement c’est la vie.

Quels projets et quelles personnes constituent des références pour toi ?

Je crois que j’ai fait ce métier parce que j’ai baigné dans l’architecture et la beauté de la cité très tôt. Les architectes qui m’ont fasciné sont ceux de la renaissance parce qu’ils avaient une véritable vision du monde. Il n’est pas seulement question de l’acte de bâtir au sens strict, mais d’agir d’abord au sens politique, économique, social et culturel.

Ton mode d’expression fétiche ?

L’espace !  Je pense que l’espace inclut tout : il a une dimension musicale, sculpturale et chorégraphique. C’est une enveloppe qui est faite de pleins et de vides, de matières et de lumière.

Quel est ton processus créatif ?

Les rencontres ! Quand j’appréhende un projet, je n’ai pas réellement d’idées.
Les idées sont comme la lumière, il suffit d’observer : lorsqu’elle va toucher un endroit, il se passe quelque chose.

Quel a été le plus grand challenge auquel tu as fait face ?

Ce qu’on est en train de faire aujourd’hui à la Galerie Joseph rue Saint-Merri. Mais on a réalisé des projets incroyables, comme celui d’une façade entièrement faite d’eau dans le désert !

Quel est ton objet fétiche ?

Le crayon! Je ne supporte pas de dessiner avec autre chose que cela.

Ta dernière grande émotion artistique ?

J’en ai beaucoup, mais celle qui a été la plus marquante, c’est ma visite de Lecce dans les Pouilles. C’est une région sublime, on dirait qu’elle a été taillée et sculptée avec la même pierre.

Et s’agissant d’une émotion touchant une installation propre faite par un artiste, c’était Monumenta d’Anish Kapoor, un incroyable moment où j’étais complètement transporté.

Ton adresse favorite à Paris ?

La Seine ! J’en suis fan. Chaque fois que je passe le long de la Seine ou que je la traverse, je suis émerveillé.

https://chafik.com