Séparation des Daft Punk : Retour sur le duo mythique en cinq faits marquants

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Daft Punk © Pinterest

Deux mots, deux musiciens, mais une seule identité qui a marqué l’histoire de la musique. L’annonce de la séparation des Daft Punk, dans une vidéo intitulée « Épilogue » et publiée sur YouTube, a fait l’effet d’une bombe pour tous les amoureux de musique électronique. Après vingt-huit ans de bons et loyaux services, le groupe tire sa révérence. Cet ambassadeur de la « French touch » laisse derrière lui une trentaine de morceaux, tous plus hétéroclites les uns que les autres, qui resteront dans tous les esprits. Acumen revient sur le parcours de ce duo mythique de musiciens français en cinq faits marquants. Listen to the music !

Un groupe « bon à jeter »

Vous ne le savez peut-être pas, mais au départ, les Daft Punk étaient trois. Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo formaient en effet le trio Darlin’ avec le guitariste Laurent Brancowitz. Mais ce dernier rejoint rapidement le groupe Phoenix et le trio devient duo. En 1993, le groupe prend le nom de « Daft Punk », après la parution d’un article acerbe du magazine britannique Melody Maker qui qualifie sa musique de « daft punky trash » (punk nul, juste bon à jeter). Les deux musiciens sont séduits par cette appellation pour le moins dégradante… et s’en inspirent pour nommer leur nouvelle association musicale !

 

Guy Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter, les deux membres de Daft Punk

Avant les masques, il y avait les casques 

Impossible de parler des Daft Punk sans mentionner leurs casques légendaires. Même si à leurs débuts ils se montraient sans leur accoutrement futuriste, ils décidèrent rapidement de distinguer leur vie privée de leur vie musicale. Et c’est le 9 septembre 1999, à l’occasion de la sortie de leur deuxième album Discovery, qu’ils se « robotisent ». Thomas Bangalter, l’un des membres du groupe, raconte qu’il ne s’agit pas là d’un simple hasard : l’un des synthétiseurs de leur studio avait explosé ce jour-là, à 9 h 09 précisément, et lorsqu’ils se sont réveillés, ils étaient devenus des robots. Sont alors nés deux casques – un argenté pour l’un, un doré pour l’autre – façonnés par le designer californien Tony Gardner, qui sont devenus indissociables de leurs personnages et qui leur colleront à la peau en entretenant le mystère jusqu’à la fin.

Un set inédit… et très musclé 

En 1995, alors qu’ils ne sont pas encore casqués, les Daft Punk enregistrent un DJ set inédit sur des cassettes audio lors de leur passage dans une discothèque d’Avignon. Mis en ligne après l’annonce de leur séparation, ce set commence par le légendaire « Da Funk », l’un de leurs plus gros succès, qui paraîtra quelques mois plus tard. Daft Punk se lâche et y ajoute de la house de Chicago un brin musclée, couplée à de la techno signée Laurent Garnier ou Jeff Mills. Un set original, mélangeant volontairement les styles de musique, qui lancera en partie la carrière du groupe. 

Ils s’imposent aux Grammy Awards 

Lors de la 56e édition des Grammy Awards en 2014, le groupe fait parler de lui. Et pour cause : il rafle cinq distinctions musicales, dont celle du meilleur album de l’année pour Random Access Memories, et celle du meilleur enregistrement de l’année pour « Get Lucky », tube au succès planétaire interprété avec Pharrell Williams et Nile Rodgers. Les Daft Punk ont également été primés dans la catégorie du meilleur duo pop et dans celle du meilleur album électronique. Leurs ingénieurs du son ont eux aussi été récompensés lors de cette cérémonie.

Ils refusent la Légion d’honneur 

Après avoir été faits chevaliers de l’ordre des Arts et des Lettres au titre de musiciens, producteurs et scénaristes en 2010, les Daft Punk se sont vu proposer la Légion d’honneur sept ans plus tard. Une initiative de Pierre-Yves Bocquet, journaliste musical alors chargé des discours de remise de décorations et des hommages aux personnalités pour l’Élysée et plume de François Hollande. Mais le groupe a tout simplement et poliment refusé cette distinction par l’intermédiaire de leur publiciste américain, sans donner d’explications, si ce n’est qu’ils étaient touchés par cette proposition, mais qu’ils ne souhaitaient pas lui donner une suite favorable.