Voyage immobile… en Ouzbékistan

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Malgré la fermeture des frontières de Schengen, certains lieux à Paris permettent toujours de s’évader vers d’autres contrées. Il suffit ainsi de pousser la porte de La Maison de l’Ouzbékistan au cœur de la capitale pour être transporté dans un ailleurs fascinant. Fenêtre ouverte sur ce pays riche de culture et de savoir-faire, cette enclave d’Asie centrale sur la rue de Rivoli offre un dépaysement total à travers les objets et les livres qu’elle propose et d’où jaillissent des images des Mille et Une Nuits.

La Vallée de Ferghana.
La Vallée de Ferghana.

Partir sur les traces de la légendaire Route de la soie

De grands fleuves, d’interminables champs de coton, des déserts arides, des steppes, de hauts sommets, mais aussi de fabuleuses cités-oasis nichées au creux de vallées verdoyantes : les paysages de l’Ouzbékistan offrent une grande diversité de panoramas de toute beauté. Positionné au centre de l’Asie centrale, à la jonction de l’Occident et de l’Orient, l’Ouzbékistan est traversé par la légendaire route de la soie qu’empruntaient les convois de marchands, de pèlerins et d’explorateurs pour relier l’Europe à l’Asie.

 

Se balader dans la vallée de Ferghana, berceau d’histoire au carrefour de grandes civilisations

Région incontournable de l’Ouzbékistan, la fertile vallée de Ferghana abrite un tiers de la population du pays. Située aux confins de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Kirghizistan, entourée de hautes montagnes dont certains sommets culminent à plus de 3 000 mètres, la région regorge de vestiges antiques qui rappellent que ces terres furent un creuset de cultures et virent l’émergence de grandes civilisations. Ce territoire, qui fut témoin du développement du zoroastrisme – religion de l’ancienne Perse et monothéisme avant l’heure – et du passage d’Alexandre le Grand qui emprunta ces routes pour étendre ses conquêtes, fut aussi au cœur de l’édification du puissant Empire moghol fondé par le roi Bâbur. C’est dans la vallée de Ferghana que se sont développés de grands centres d’artisanat qui font la réputation du pays à l’international, notamment Rishtan qui est l’un des plus anciens centres d’art de la céramique en Asie centrale.

Architecture de l'Ouzbékistan.

Contempler les merveilles architecturales de l’art islamique, avec ses somptueux édifices aux décors de mosaïque

Sur la mythique route de la soie, plusieurs villes sont de véritables musées à ciel ouvert et regorgent de joyaux architecturaux, offrant un admirable spectacle. Étincelante capitale de la route de la soie, Samarkand compte nombre de chefs-d’œuvre représentatifs de l’architecture d’Asie centrale, parmi lesquels les dômes bleus éclatants de la mosquée Bibi-Khanym, la splendide place Registan ou encore les façades couvertes de mosaïques de la nécropole de Shah-i-Zinda, qui lui valent de figurer depuis 2021 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Étape incontournable sur la route de la soie et riche de 2 500 ans d’histoire, Boukhara est l’une des plus anciennes villes du monde qui est encore habitée. Centre culturel, intellectuel et spirituel qui a attiré princes et poètes à l’époque médiévale, son aura reste toujours présente. Son centre abrite plus de 140 monuments architecturaux médiévaux, dont de magnifiques madrasas et minarets, ainsi que de modestes maisons à toit plat construites en briques traditionnelles cuites au soleil. À 500 km de là, au nord-ouest du pays, la ville de Khiva s’épanouit dans une oasis. Entouré de remparts, ce merveilleux musée à ciel ouvert éblouit par sa magnificence, en particulier quand, au coucher du soleil, ses bâtiments se parent d’une couleur ambrée et dessinent un panorama digne des Mille et Une Nuits.

 

Égayer ses soirées d’hiver en se revêtant d’un somptueux muniskat aux motifs ikat

Réputé pour ses textiles et ses tissages, l’Ouzbékistan est un pays riche de traditions vestimentaires, comme les ikats. Les motifs de ces tissus sont obtenus par la juxtaposition de fils qui sont teints avant le tissage, faisant se chevaucher des couleurs fabuleuses. La légende raconte que la superposition des couleurs et des motifs des ikats a été inspirée par un arc-en-ciel divin reflété dans l’eau d’un étang. Frappé par cette vision merveilleuse, un tisserand aurait transposé cette image sur ses soies dans son atelier. Nombreuses sont les maisons de couture prestigieuses qui se fournissent en tissus ikat en Ouzbékistan pour leurs collections. Le muniskat est une sorte de robe pliée sous les manches, parée de magnifiques broderies dont les motifs et les couleurs diffèrent selon les régions. Rien de plus seyant que ce long vêtement d’intérieur pour sublimer les longues soirées d’hiver à la maison ! Pour parfaire sa tenue, on peut l’accessoiriser avec des Ichigi, des sortes de mules à semelle souple ornées de délicates broderies.

© La Maison de L'Ouzbékistan.

Embellir son intérieur avec les faïences et céramiques d’Afrasiab 

Saviez-vous que l’artisanat céramique ouzbek est l’un des plus raffinés au monde ? Développé à l’origine dans l’ancien village d’Afrasiab au cœur de la vallée de Ferghana, ce savoir-faire en céramique est l’un des plus anciens qui existe. La céramique ouzbek se distingue par plusieurs caractéristiques, comme des compositions recherchées qui combinent des thèmes de la nature avec des triangles ou des motifs de lanières complexes. Les oiseaux et les animaux stylisés sont des sujets populaires, souvent inspirés de légendes locales. Utilisant les glaçures au plomb, les artisans ont pu créer des motifs fantastiques, et chaque pièce est une œuvre unique, souvent peinte à la main. Modèles et procédés de fabrication se transmettent de génération en génération et font de cette pratique artisanale une tradition emblématique du pays.

 

Couvrir son lit d’un délicat suzani brodé

À l’origine tenture murale ouzbek utilisée pour décorer les yourtes dans les steppes, le suzani est devenu un objet brodé indispensable à la vie quotidienne, recouvrant mille et un usages : couvre-lits, frises murales décoratives, nappes, tapis de prière, couvre-berceaux ou pochettes. Cousu d’images et de motifs délicats, chaque suzani est réalisé avec le plus grand soin par l’artisan qui en choisit les couleurs et le design. Dans les croyances locales, ces broderies étaient réputées pour avoir le pouvoir de conjurer le mauvais sort.

© La Maison de L'Ouzbékistan.

Découvrir de beaux vases en rikhtagar

Comme de nombreuses formes d’artisanat en Ouzbékistan, la ferronnerie s’est perfectionnée grâce à la transmission des compétences nécessaires de génération en génération. Dans une maison ouzbek, on trouve souvent de beaux vases en métal, dit rikhtagar : du cuivre savamment travaillé en plusieurs étapes par différents artisans pour obtenir des objets d’une délicate beauté. Ce travail du métal, technique typiquement ouzbek, est complexe dans son exécution. Le résultat final est une pièce lisse et sublime qui capte merveilleusement la lumière lorsque vous la tournez dans votre main… sans oublier les gravures en relief qui permettent de donner vie au design.

 

Savourer un och, un plat à réaliser chez soi

Plat national et typique de la région, le och – aussi appelé palov – est la fierté de la cuisine ouzbek. Mêlant saveurs occidentales et orientales et ayant pour base du mouton bouilli et du riz pilaf, la recette du och varie ensuite en fonction des provinces et des familles. Ce plat s’agrémente de légumes tels que des carottes, des pois chiches, des navets et des oignons, parfois complétés de fruits secs, auxquels s’ajoutent des épices comme le cumin. Lola Karimova-Tillyaeva, qui a conçu La Maison de l’Ouzbékistan, aime donner à ceux qui en font la demande sa recette de och préférée. Alors, n’hésitez pas… et partez en voyage rue de Rivoli à la découverte de l’Ouzbékistan !

 

© La Maison de L'Ouzbékistan.

La Maison de l’Ouzbékistan

17, rue de Rivoli, Paris 4e

www.maisonouzbek.com