Qui est Urs Fischer, l’exubérant artiste qui collabore avec Louis Vuitton ?

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© Louis Vuitton, Pierre-Ange Carlotti

Louis Vuitton vient de dévoiler une collection capsule conçue par l’artiste Urs Fischer : un monogramme revisité version croquis, des initiales floquées de rouge et de noir… Des pièces follement créatives qui étonnent et qui séduisent et nous donnent l’occasion de revenir sur le parcours de cet artiste qui, bien qu’encore jeune, est une star reconnue du marché de l’art. 

« Untitled » (Prototype for Chair), Urs Fischer, 2017 © Mats Nordman

Né en suisse, Urs Fischer vit et travaille aujourd’hui à New York. Après des études de photographie à la Schule für Gestaltung à Zurich, il poursuit sa formation à l’institut De Ateliers à Amsterdam, puis au Delfina Studio Trust à Londres. Passionné par les films, il débute sa carrière en travaillant avec les images, puis il se tourne vers la sculpture et le dessin en créant notamment ses œuvres à partir de son téléphone. Un style décalé, presque absurde, et ironique qui établit rapidement sa réputation d’artiste dans le monde de l’art contemporain.

Urs Fischer impose son univers hétérogène où se mêlent personnages, objets contemporains et imaginaire populaire. Provoquant et exubérant, l’artiste nourrit ses œuvres de multiples références au pop art, au surréalisme et au néo-dada, un mouvement proche du dadaïsme. Alors que l’art contemporain lui semble dominé par des règles et des restrictions, Urs Fischer revendique son approche personnelle, à la fois paradoxale et ludique.

 

« Window », Urs Fischer, 2018 © Stefan Altenburger

À travers son travail, il nous invite à penser l’espace autrement et bouleverse notre approche traditionnelle des choses. Artiste imprévisible, il voyage avec aisance entre les disciplines et les matières. Du métal à la cire, en passant par l’eau, les plantes vertes ou encore le silicone, il explore les possibilités infinies d’une variété de matériaux, dont la durée de vie est souvent limitée et qui reflètent le temps et ses variations. Urs Fischer explore l’art de manière subversive, dans une volonté d’immortaliser la finitude et le changement inéluctable des choses. Parmi ses œuvres les plus audacieuses, on note ainsi ses chalets réalisés en miches de pain, ses statues en cire grandeur nature, dotées d’une mèche qui se consume petit à petit, ou encore son interprétation du Baiser de Rodin exposée à Londres en 2018, réalisée avec de la pâte à modeler que les curieux et les plus téméraires avaient le droit de toucher et même de déformer. Autant d’installations à grande échelle et de reproductions d’environnements différents, comme celle de son atelier, qui donnent la possibilité aux visiteurs de vivre l’expérience du processus de création.

« Strontium », Urs Fischer, 2015 © Mats Nordman

Au fil des années, le travail de Urs Fischer lui permet de gagner une réputation internationale, et se trouve exposé dans des institutions majeures dans le monde entier  : au Centre Pompidou en 2004, à la Biennale de Venise en 2003, 2007 et 2011 ou encore au Museum of Contemporary Art de Los Angeles et au Palazzo Grassi à Venise en 2013.

 

louisvuitton.com/fra-fr/magazine/articles/louisvuitton-urs-fischer

www.ursfischer.com