Cosmopolis : la ville sous le prisme de quatre artistes contemporains

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Du 21 octobre au 7 novembre 2020, Cosmopolis met quatre artistes à l’honneur. De Lou Ros à Justin Weiler, l’exposition souffle un vent d’instantanéité sur l’art contemporain et fige les traces, parfois infimes, de notre passage sur terre.

Falling Landscape, 2020 © Lou Ros

Qu’est-ce que la peinture aujourd’hui ? Peut-elle encore se saisir de ce qui est contemporain ? Tant d’interrogations qui fluctuent et posent la question de son aptitude à prendre la tension de ce qui se joue dans l’époque. Si la peinture est une tradition dense, comment peut-elle parvenir à retranscrire avec justesse le temps présent, traversé par de multiples flux et images numériques en constante expansion ? Définir la peinture aujourd’hui, c’est d’abord parler d’absorption et de rétention. La peinture est la mémoire réitérée de l’instant et se veut ainsi être une traduction. Elle se nourrit du temps qui l’entoure, pour se laisser perpétuellement réinventer.

 

Studio Dreamer 3, 2020 © Mario Picardo

C’est ce temps présent que l’exposition collective Cosmopolis, présentée par la Galerie Guido Romero Pierini et Michael Timsit, explore et met en valeur à travers quatre artistes, dans un registre appropriationniste. La ville, première scène des artistes, impose sa présence goudronneuse et sa noirceur fantasmatique dans les superpositions de Justin Weiler. Les corps qui l’habitent semblent être présents, par fragments débridés, dans les compositions de Mario Picardo. L’exploration de l’environnement urbain à travers la peinture permet une collecte des traces de notre société. Les peintures représentent subtilement l’ère de la diversité, mais aussi le bruit, l’abondance et l’incertitude. Sur fonds vaporeux, c’est toute une assemblée de fantômes qui semble se déployer chez Antwan Horfee, artiste qui combine habilement des éléments figuratifs et abstraits. Cette mémoire des traversées humaines se retrouve enfin chez Lou Ros, qui offre au genre du paysage des supports souples et relâchés. Cette peinture cerne les états du monde et en revendique la pluralité des perspectives. L’épaisseur du présent palpite dans ces travaux, tout en laissant jaillir ce qu’il reste d’humain et de rayonnant, en dépit d’une obscurité devenue familière.

 

Screen 3, 2020 © Justin Weiler
Desert Golem, 2020 © Antwan Horfee

 

Cosmopolis

Avec Antwan Horfee, Mario Picardo, Lou Ros et Justin Weiler 

Du 21 octobre au 7 novembre 2020

Galerie Guido Romero Pierini et Michael Timsit 

116 rue de Turenne, Paris 3è