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Nancy Baker Cahill, quand la réalité augmentée transpose le musée et l’expérience artistique hors des murs.

Artiste américaine, Nancy Baker Cahill réalise des œuvres conceptuelles en réalité augmentée. Son dernier projet « Liberty Bell » a été dévoilé simultanément dans six sites historiques aux États-Unis. Elle questionne l’inclusion et la place de l’art dans les institutions. Une véritable expérience immersive, accessible à tous à partir d’un smartphone et met en évidence l’investissement de la technologie dans l’art et ouvre aux artistes et au public de nouveaux horizons.

Quand Nancy Baker Cahill débute ses échanges avec l’Art Production Fund en vue de créer une nouvelle œuvre devant être dévoilée le 4 juillet 2020. Elle choisit de s’inspirer d’un symbole de l’indépendance américaine : la cloche de la liberté de Philadelphie. Après deux années de travail, sa création conçue pour la réalité augmentée est devenue une cloche conceptualisée. Elle est semblable à une bobine animée de fils multicolores en mouvance dans l’espace.

Initialement prévue pour une inauguration à Philadelphie, l’œuvre est en fait dévoilée sur six sites historiques aux États-Unis. Boston où eut lieu la révolte « Boston Tea Party ». Fort Tilden sur la péninsule de Rockaway. Le Washington Monument à Washington. Fort Sumter à Charleston, les Rocky Steps menant au Musée d’art de Philadelphie et le pont Edmund Pettus à Selma qui fut le cadre de marches sanglantes pour les droits civiques en 1965.

Sur chaque site, le visiteur est invité à télécharger 4th Wall, une plateforme d’art public accessible à tous, et à placer son téléphone face au monument. La cloche animée apparaît alors en 3D, planant dans les airs face aux édifices. Conçu comme une exposition librement accessible au public, cet artefact qui flotte dans les airs symbolise la façon dont

« le concept même de la liberté était imparfait dès ses débuts [et] n’était accessible qu’à un groupe de personnes sélectionnées et non aux autres », souligne Nancy Baker Cahill.

La cloche qui s’agite est accompagnée du son d’un carillon de plus en plus fort.  La liberté sonne… mais pour qui sonne-t-elle ?
Par pure coïncidence, l’artiste fait passer ce message lors d’un été 2020 marqué par des manifestations « Black Lives Matter » devant de nombreux monuments publics. Ces derniers soulèvent une interrogation sur la liberté, les droits et les responsabilités.

« Il y a une raison pour laquelle l’application s’appelle 4th Wall. C’est précisément parce qu’elle casse les murs. Vous n’avez pas à être dans une galerie ou dans un musée pour accéder à l’art. Vous pouvez être ou vous voulez pour avoir une expérience artistique puissante et riche par son concept », précise Nancy Baker Cahill.

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