ARTISTES

qui ont choisi les espaces Galerie Joseph pour leurs expositions

Jérôme Mesnager

Né en 1961 à Colmar, Jérôme Mesnager est l’un des premiers street-artists français. Fils d’ingénieur, Jérôme Mesnager a étudié à l’École Boulle, situé à Paris, et possède initialement une formation d’ébéniste. C’est à la fin des années 1970 qu’il assiste à des cours de bande dessinée avec Yves Got et Georges Pichard, tous deux professeurs à l’École Duperré, dessinateurs pour la presse et illustrateurs. Il devient l’un des instigateurs du groupe français Zig-Zag, collectif de plusieurs jeunes artistes urbains français, qui s’occupent dès 1982 de redécorer les espaces urbains et publics de Paris avec des graffitis, dessinant parfois lors de performances données dans des complexes désaffectés. JM dessine l’Homme en blanc à partir de 1983, « un symbole de lumière, de force et de paix ». Reproduite aux quatre coins du monde, des catacombes de Paris à la muraille de Chine en passant par les murs du Togo et les rue Tokyoïtes, cette silhouette sans visage a su marquer les esprits des passants, des spectateurs, et conquérir les habitants d’île-de-France et du XXème arrondissement. Sur des palissades, des recoins, des panneaux de signalisation ; sur du ciment, de la ferraille, du verre, l’artiste fait danser ses personnages immaculés dans des batailles silencieuses. Son seul objectif semble alors d’offrir un peu de joie et de sensation à ceux qui rencontrent son coup de pinceau. Comme il le dit si bien : « Je fais des tableaux et la toile, c’est le monde ».

F2B

Après des études à l’École Supérieure des Arts appliqués Duperré à Paris, F2B, alias Frédéric de Bonnechose est devenu Directeur Artistique puis Directeur de Création en agence publicitaire. Il explore dans un Néo Pop-Art de choix différents produits de marques et symboles commerciaux qui saturent notre société moderne. C’est avec  différents objets (cartons, bidons d’huiles…) comme supports que cet ancien communicant s’exprime, mettant en scène sur le corps de femmes nues ou sur des visages saisissants des logo et slogans reconnaissables entre tous. Il détourne ainsi plusieurs enseignes de la grande distribution : marques de bières, de sodas, d’appareils électroniques, de fast-foods… La mise en relation entre la féminité et la publicité interroge alors nos rôles d’acheteurs, de consommateurs d’Art et de spectateurs face à cette utilisation publicitaire de la femme. Son travail s’oriente exclusivement à partir de 2005 sur les logiques de marque : ses « Brand-Babes », sirènes dévotes de la consommation de masse, ne cessent de faire parler d’elles. F2B a initié récemment d’autres travaux du même genre, telles que sa « Buttocks Factory » ou la série « Skull & Gun », inspirée des légendaires héros de Marvel.

Jörg Döring

Né en 1965 dans le bassin de la Ruhr, Jörg Döring commence à peindre dans sa jeunesse. C’est à 21 ans, en 1986, qu’il inaugure son premier studio professionnel à Essen et, à partir de 1988,  expose quelques unes de ses œuvres à l’occasion d’expositions régionales. Il travaille à partir de 1995 aux alentours de Düsseldorf, et sa présence répétée dans des foires d’art et galeries allemandes lui ont permis d’acquérir une renommée internationale. Il vit et peint aujourd’hui à Meerbusch, près de Düsseldorf. Passionné par les Etats-Unis et sa mégalopole emblématique New-York, berceau du Pop-Art, JD s’inspire de figures emblématiques piochées dans différents domaines : bandes dessinées, personnages de comics, révolutionnaires célèbres, imageries de marques… Dans la lignée de Warhol et Lichtenstein, l’artiste utilise fréquemment des icônes du show-business comme Marilyn Monroe, Deborah Harry ou Steve McQueen pour référencer son univers esthétique. Il a commencé la peinture à l’huile au début des années 1990, et utilise aujourd’hui des techniques mixtes, telles que le collage, l’impression ou encore la sérigraphie sur toile. JD est représenté par une cinquantaine de galeries à travers l’Europe, mais aussi aux Etats-Unis et au Canada. Son travail a été montré dans plus de 250 expositions à Munich, Cologne, Hambourg, Berlin, Londres, Zurich, Stockholm, Bâle, Paris, New Delhi, Los Angeles et Miami.

David Cintract

Né en 1970, David Cintract vit à Paris et travaille depuis 1988. Il est peintre, photographe, plasticien ou encore sculpteur, mais est avant tout un artiste polyvalent aux multiples facettes. Jonglant entre ses bombes acryliques, ses pinceaux, marouflant différentes surfaces, plaquant bijoux et points de nacres… DC s’inspire du monde qui l’entoure pour construire et parachever son empire artistique enfantin et décalé, mêlant sujets graves et questionnements plus futiles. Que ce soit avec ses « Candy-Box’s » ou ses « Muntant-Toy’s », grouillant de références culturelles piochées dans différents endroits du globe, DC fait d’objets manufacturés de véritables joyaux contemporains. C’est en créant sa propre mouvance « Pop Libre » qu’il a alors défini son secteur de création, sorte de Pop-Art engagé et explosif dans un va-et-vient tragi-comique. Ses mannequins aux dimensions gigantesques sont vendus à travers le monde, et ses animaux artistiquement modifiés ou autres voitures customisées exposées lors d’événements de renommée internationale : sa Fiat 500 Art a été présentée au festival de Cannes.

Ugos

« Je colle des jouets avec des résines sur des toiles que je repeins en blanc pour obtenir un nouveau support, une sorte de bas relief. Je réalise ensuite sur cette surface bosselée une peinture figurative sans rapport avec les jouets collés en recherchant un effet visuel qui cache les volumes et donne une étrange profondeur au tableau. Une fois exposées, mes toiles ont besoin d’un éclairage diffus afin de gommer les ombres portées. De 1992 à 2006, j’ai surtout peint des scènes urbaines et colorées. Parallèlement, de 2002 à 2005, j’ai réalisé des performances en peinture : festival Chalon dans la rue, Avignon, Salon de l’auto 2004… De 2007 à 2010, bien que travaillant toujours sur les collages de jouets, j’ai laissé de côté les univers baroques et colorés pour me recentrer sur le dessin et le sens de la vie, ou plutôt un début de commencement de tentative d’explication. J’ai ainsi créé trois nouvelles séries « Planète village », « Castle » et « Le grand nain porte quoi ». A partir d’août 2011, j’ai commencé à reproduire des images connues ou peu connues de guerriers, de cavaliers ou des portraits dont une vingtaine est à voir sur mon profil facebook : felixugos. Dans le même temps naît la série des « Nanamorphoses », une entreprise de séduction représentée par des pin-up, peintes sur de gros jouets collés sur toile comme un haut relief.  Le résultat est une sorte d’anamorphose, une image qui n’est visible que d’un seul point de vue. Depuis septembre 2014, je peins une nouvelle série « French Village » très naïve avec plein de couleurs et de personnages divers. J’espère y mettre de la joie et de la bonne humeur. »

Laurent Durrey

Laurent Durrey est un artiste affichiste né à Bordeaux en 1967. En quête permanente de nouvelles sources d’inspirations, il voyage autour du globe pour trouver de nouvelles couleurs, de nouveaux visages et de nouvelles textures afin d’élaborer ses superpositions. A la manière d’un graphiste, il définit des aplats de pigments en détruisant et en abîmant les affiches qu’il a récupérées durant ses expéditions. Car l’unique matériau de son travail gît sur les murs des villes. LD se définit donc comme un « nouveau réaliste » : il se sert de ce qui existe déjà pour le transformer. Héritier naturel de César, Mimmo Rotella ou encore Gérard Deschamps, LD se trouve dans la lignée actuelle et urbaine des nouveaux affichistes. Il vit et travaille dans le sud-ouest de la France. Parmi les thèmes que l’on retrouve dans son univers : les identités, féminines et masculines, que l’artiste ne cesse de questionner et représenter dans leurs enjeux sociaux et genrés. Femmes fatales, Pin-up revisitée au regard perçant, ou encore lieutenant de police et justiciers à la gâchette facile, LD métamorphose des icônes populaires en fragmentant et en recomposant leur environnements.

Némo

Némo est un street-artist français, pochoiriste, et graffeur. Il dessine et peint principalement un homme vêtu d’un long imperméable noir et d’un chapeau de la même couleur dans les rues de Paris et du XXème arrondissement, à Belleville ou Ménilmontant. On peut parfois apercevoir cet homme en noir accompagné de ballons et parapluies rouges, ou d’un chat noir se baladant à ses pieds. La récurrence de ce ballon fait penser au film « Le Ballon Rouge » d’Albert Lamorisse , tourné en 1956 dans l’est parisien. Son nom d’artiste ferait alors référence à la bande dessinée du début du XXème siècle de Winsor McCay « Little Nemo in Slumberland ». Némo a décidé depuis plusieurs années de rester dans l’anonymat, mais il s’associe de temps à autre avec l’artiste urbain Jérôme Mesnager, dont les silhouettes blanches font écho à son homme vêtu de noir.

Robert Combas

Robert Combas, né le 25 mai 1957 à Lyon est un peintre français, sculpteur, illustrateur et également musicien. Il est largement reconnu pour être un des instigateurs du mouvement de la Figuration Libre, commencé en France et principalement à Paris à la fin des années 1970 par l’intermédiaire de la revue Bato, en réaction au minimalisme et à l’art conceptuel. Le travail de Combas a toujours été fortement enraciné dans les diverses représentations de la figure humaine. Les visages peints sont souvent dans des environnements sauvages, violents et orgiastiques. Dans une prolifération de corps et des dessins qui rappellent des motifs présents dans plusieurs folklores étrangers (on pense à sa proximité graphique vis-à-vis de l’orient), RC développe son univers poétique urbain sur des larges toiles souvent non étirées. Il crée des récits trépidants sur fond de guerre, de criminalité, de transgression, de fête et du sexe : toutes les phases qui forment le flux inaltérable de la vie moderne. Au cours des dernières années, une forte tension autobiographique est décelée dans son travail. Provocateur et proche des cultures populaires, il puise son inspiration dans la musique rock et tout synonyme de liberté. RC apparaît chaque année dans la liste Artprice, entreprise de cotation du marché de l’art sur Internet et de vente d’art en ligne, ce qui fait de lui un des 500 artistes les plus côtés dans le monde. Une importante rétrospective lui a été consacrée en 2012 au MAC de Lyon, et en 2016 au Forum Grimaldi de Monaco. Ses œuvres ont été exposées lors de ces dix dernières années à Séoul, Daejon, Venise, Bratislava, Paris ou encore Milan.

Argadol

Jean-Sébastien Godfrin alias Argadol, est un artiste français né en 1976. Son univers pictural mêle Pop-Art et Street-Art dans une explosion de couleurs contrastées et de détails signifiants, rappelant les graffitis et fresques murales que l’on peut parfois croiser au détour d’une ruelle. Entre acrylique et bombes aérosols, son champ d’activité s’étend de la peinture à la sculpture (faite de résine ou d’autres matériaux). Il met en scène des portraits de célébrités ou de super-héros déjà existants, mais qu’il retravaille afin de leur donner un sens nouveau. Son but est alors de négocier avec le spectateur à voir au-delà de l’image initiale et conventionnelle qu’il a modifié, délivrant finalement un message aux valeurs positives. Argadol expose son travail en Europe et aux Etats-Unis. Il a collaboré avec des marques comme Ray-Ban, qui a sélectionné dernièrement une de ses œuvres comme pochette d’une compilation de musique. Très sollicité, cet ancien chargé de communication et infographiste a récemment décidé de se consacrer exclusivement à sa passion pour la peinture.

Thierry Dussac

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