Interview | Syrie, l’école de l’espoir

Ce mardi 26 mai, a eu lieu, à la Galerie Joseph de la rue Turenne, le vernissage de l’Exposition de Dessins organisé par l’association SYRIE, l’école de l’espoir . Une exposition pleine de couleurs et d’émotions à découvrir jusqu’au 29 mai.

À cette occasion, nous avons eu l’occasion d’échanger quelques mots avec l’association

1. D’après ce que j’ai entendu vous soutenez la création d’écoles pour les enfants des camps de réfugiés syriens. Dites moi en plus à propos de votre association.

Oui en effet, nous aidons à financer une école de 450 élèves. Nous leur apportons le matériel nécessaire à une bonne éducation (Un sac à dos, un uniforme) mais aussi un repas par jour. Les professeurs sont rémunérés et donnent le même niveau d’enseignement que les écoles libanaises. De plus les élèves Syriens ont accès à une heure de cour d’anglais par jour. L’école est laïque et mixte, il n’y a pas de religion alors que plus de 90% des écoles sont normalement musulmanes.

2. Depuis combien de temps l’association existe ?

L’association existe depuis un an.

3. Vous exposez des dessins d’enfants, d’où vienne ses dessins et quel âge ont ses enfants ?

Les dessins viennent essentiellement d’enfants réfugiés Syriens. De Deraa, Hons, Aleppo, Damas. Les enfants ont de 5 à 19 ans.

4. Combien de dessins exposer vous en ce moment ?

370 dessins sont exposés en ce moment

5. Combien coute les dessins ?

Les dessins ne sont pas vendus, on adopte un dessin grâce à un don. 1 enfant coûte 200 euros pour un trimestre et 600 euros l’année.

6. Est-il possible de faire un don lors de l’exposition ?

Oui bien sûr, suite à cela vous pourrez choisir un des dessins présents.

7. Enfin quel est votre ressenti sur la vie dans les camps ?

Les ONG sont très présentent et pallient au manque de la communauté internationale. Le Liban est extraordinaire avec les réfugiés Syriens, ils en accueillent un peu plus de 1 million au minimum.

8. Allez vous souvent sur le terrain ?

Oui, tous les 2 mois et demi.

Exposition des œuvres de 42 artistes chinois contemporains

La célèbre école de peinture Li Keran Academy of Painting de Pékin étudie la peinture chinoise et, en particulier, celle du peintre Li Keran. Cet institut,  dépendant du Ministère de la Culture de Chine, regroupe de nombreux artistes contemporains chinois, qui y sont enseignants et apprentis.

La Galerie Joseph située au numéro 7 de la rue Froissart, en plein cœur du Marais à Paris, a été choisie par l’institut pour y présenter les œuvres de 42 artistes chinois contemporains.


INTERVIEW

En quoi consiste votre exposition ?

L’institut Li Keran est à l’origine de cette exposition, elle s’intéresse à la peinture occidentale. De nombreuses formations sont organisées au sein de cet institut pour les étudiants des beaux arts ainsi que pour les enseignants. Les styles français sont étudiés pour leurs mouvements impressionnistes et son école Barbizon.

Quarante deux membres de l’institut exposent suite aux enseignements Barbizon et impressionnisme. Leurs inspirations ont pour origine le tour du patrimoine français.

Parmi ces membres se trouvent des artistes très connus en Chine comme Pan Shixun, professeur à l’école des beaux arts à Pékin et enseignant à l’institut Li Keran ainsi que Li Xiaogang, professeur à l’université Osaka Kyoiky et professeur à l’institut Li Keran , ainsi que de nombreux artistes prometteurs.

Comment fonctionne votre institut ?

Cette institution fait partie du Ministère de la Culture et a été inspiré par le peintre Li Keran était un grand maitre de la calligraphie chinoise moderne. Ses enseignements étaient uniques en Chine et notamment ses techniques qu’il possédait de « croquer les paysages sur le vif ». Ses éléments sont repris dans le programme d’étude de cette année qui s’appuie sur des techniques françaises sur le thème de l’école Barbizon et impressionnistes.

Combien d’expositions faites-vous par an ?

Il y a 30 expositions par an en Chine, 10 dans le monde (Etats-Unis, Australie, Ukraine, Russie) dont une en France. Il y en aura peut être 2 cette année.

Est-ce-que votre exposition commence t-elle toujours au mois de mai ?

Depuis 2010, l’institut Li Keran a exposé à la cité internationale des Arts, à Bastille Design Center ainsi qu’au Centre Culturel Chinois de Paris.

L’exposition commence toujours en avril-mai et/ou septembre-octobre.

Est-ce toujours le même artiste que vous exposez ou changez vous d’artistes ?

Tous les ans les artistes sont différents et doivent être membres de l’Association des artistes de la Chine.

Comment vous positionnez vous sur le prix public des toiles ?

Pour les professeurs les plus connus le tarif varie entre 13 000 et 26 000€, pour les élèves le prix se situe entre 550 et 2 600€.

Comment pouvons-nous vous contacter pour un achat ?

Il n’y a pas de ventes sur place.

Si vous parlez chinois le contact est Lin Hong : 1243726706@qq.com

Pour les contacts français : Matthieu Bunel : 0781553778

Lina Wang : 0781961882 lina.bunel@gmail.com

Interview James C.Lewis, artiste Africain à Paris

James C.Lewis, célèbre photographe africain, vivant à Atlanta, a récemment choisi la Galerie JOSEPH, située dans le cœur du Marais à Paris, comme lieu d’exposition pour présenter son dernier projet African Kings.

Nous avons eu le plaisir de partager un moment avec l’artiste, voici le détail de nos échanges :

Est-ce la première fois que vous exposez en France ?

Oui, c’est la première fois. Je suis très heureux d’avoir été invité en France ainsi que très honoré de pouvoir partager mon travail avec ce pays qui a et qui a eu de très grands artistes.

Comment votre art a-t-il été perçu par le public français ?

Mon travail a été perçu de façon très positive et j’ai reçu beaucoup de soutien de la part du public. J’ai même eux des visiteurs venant de Normandie, Bruxelles et Londres.

Quel a été la réaction des personnes qui ont vu l’expo ?

Il y a eu plusieurs types de réactions mais toujours très favorable. Certaines personnes avaient le sentiment de retrouver quelque chose de positif qui était en eux, d’autres étaient contents de pouvoir apprendre certaines choses à propos de plusieurs Rois d’Afrique. A l’unanimité les visiteurs ont été émerveillés par les images et les modèles.

Parlez nous un peu de votre travail.

C’est un long processus de recherche historique afin de coller au plus près du personnage que je veux photographier. Par la suite un casting est lancé auprès des réseaux sociaux pour incarner le sujet. Quand j’habille mes personnages je ne les déguise pas car le processus de styling fait que les bijoux et les étoffes doivent correspondre parfaitement au royaume représenté.

A la suite de cela un travail de post-production est réalisé afin de finaliser l’image et donner vie au personnage.

Après Paris, quel est votre prochaine étape ?

Plusieurs projets mais rien de précis pour le moment.

Avez-vous ressenti un clash de culture ?

Non, bien au contraire même si Paris est très différent d’Atlanta. J’ai ressenti beaucoup d’attention, de bienveillance et de reconnaissance de mon travail. J’espère à nouveau revoir cette merveilleuse ville qui est Paris pour une exposition plus longue et à nouveau partager avec vous mon travail.